Le Vieux Four
Un témoin précieux des savoir-faire et de la vie boulangère de Chambost.
Les boulangeries de Chambost au début du XXᵉ siècle
Le village compte alors quatre boulangeries : la boulangerie Cancalon (ancêtre de la boulangerie Farison) rue des Gavots ; la boulangerie-épicerie Viallon (à l’emplacement de l’actuelle mairie) ; la boulangerie Thomas, transférée avant 1914 puis exploitée par la famille Giroud à partir de 1919 ; la boulangerie-café Blein, reprise par Mr et Mme Rochand jusqu’en 1925.
Dans les années 1960, certaines fermes de la commune cuisent encore leur pain dans des fours traditionnels en briques réfractaires. Progressivement, les agriculteurs apportent leur blé au moulin, puis donnent la farine au boulanger : pour 100 kg de farine, ils reçoivent environ 130 kg de pain. À la fin des années 1950, la cuisson coûte 0,25 francs le kilo.


Un four redécouvert au bout de plusieurs années
Le four présent ici, construit au XIXᵉ siècle, possède une ossature métallique garnie de parpaings de terre cuite de la briqueterie Dory (du vallon des Fayettes).
Sa voûte et sa sole en briques réfractaires, son foyer à bois et son gueulard orientable permettent de chauffer une masse de plus de 15 tonnes :
Il fallait 2 heures pour la première chauffe, 1 h entre les fournées, 1 h 30 pour cuire un pain de 7 kg.
Abandonné en 1918, il a été restauré par M. et Mme Vernay après 73 ans de silence. Il était en effet caché derrière un mur. Monsieur Alain Torre, un temps boulanger au village, a pu le remettre en activité. Aurore Doumeret a pris son relais pendant quelques années. Le four sert encore occasionnellement pour quelques événements au village.

