Chambost-Longessaigne

Le four à pain



four_a_pain


le four à pain restauré


LES BOULANGERIES A CHAMBOST

Au début du siècle, on comptait 4 boulangeries à Chambost :

- Boulangerie Cancalon, prédécesseur de Mr Farison (bâtiment de Mr. Victor Rochand),

- Boulangerie Viallon (à côté de la Mairie),

- Boulangerie Thomas (Place de l'Église, maison de Mme Subrin). Avant la première guerre mondiale, Mr Thomas déplaça le fonds de commerce et fît construire un nouveau four pour son fils (bâtiment de Mr Alain Bourrat). Mais celui-ci s'installa à Feurs et en 1919 les parents de Mr Antoine Giroud achetèrent le fonds et deux générations l'exploitèrent.

- Boulangerie Blein, cette boulangerie café a été exploitée par Mr et Mme Blein jusqu'en 1916. Son successeur fut Mr Rochand Eugène (parents de Mr Félix Rochand). En 1925, Mr Rochand arrêta la boulangerie pour se consacrer au transport et sa femme continua le « bistrot ».

Quelques années auparavant, un cinquième fonds de boulangerie se trouvait à l’entrée de la place de l’église (maison de Mr Dejoin Jean).

LE FOUR

La construction de ce four date du siècle dernier. Il a une ossature métallique garnie avec des parpaings de terre cuite provenant de la briqueterie « DORY » qui se trouvait route de Panissières dans le bâtiment occupé actuellement par Mr Eugène Vivert. La voûte et la sole sont en briques réfractaires.

Ce four est équipé d’un foyer à bois et d’un gueulard orientable qui permet de diffuser la chaleur dans l’enceinte.

Pour chauffer cette masse de plus de 15 tonnes, il fallait, chaque matin, près de 2 heures et 1 heure était nécessaire entre chaque fournée.

La cuisson des gros pains de campagne de 7 kg durait 1 H 30 et celle des pains longs 45 minutes.

C’est donc après 73 ans d’abandon qu’Alain Vernay (actuel propriétaire) a voulu restaurer ce patrimoine. Avec l’aide de quelques personnes les mêmes gestes et la même méthode de travail qu’autrefois ont été retrouvés.

LES FOURS EN CAMPAGNE

Dans la plupart des fermes, on trouvait un four à pain dont le foyer, en briques réfractaires, était muré en pierre de taille. Une très grande partie a été démolie ou abandonnée et seulement quelques fours sont fort bien restaurés, comme celui de Mr Mercadier au Joux.

Au début des années 60, il restait à Chambost quelques fermes dans lesquelles on faisait le pain.

Après l’abandon des fours à pain en campagne, beaucoup d’agriculteurs pratiquaient le système de l’échange. Ils emmenaient leur blé au moulin, le meunier leur facturait la mouture, puis ils livraient la farine au boulanger. Celui-ci, pour 100 kg de farine leur rendait 130 kg de pain.

A la fin des années 50, les boulangers facturaient 0,25 F le kg pour la cuisson. Chacun possédait un carnet où il marquait le pain qu’il prenait.


enfournage


le four en activité


retour à la page Curiosités